Lors des renouvellements du marché de la réassurance en janvier 2026, des baisses à deux chiffres ont été constatées dans les tarifs liés aux risques catastrophiques pour les biens immobiliers. Cependant, une analyse récente de J.P. Morgan souligne que malgré ces diminutions, la rentabilité du secteur reste plus solide que ce que suggèrent les prix actuels.
Le rapport de l’institution financière indique que l’année 2026 a débuté avec des reductions significatives des tarifs, une tendance qui s’explique par les performances élevées des réassureurs depuis 2023 et la croissance du capital disponible dans le secteur. « La situation n’était pas surprenante pour nous », affirment les experts de J.P. Morgan, notant que l’année précédente avait été marquée par des pertes catastrophiques inférieures aux attentes, ce qui a favorisé une baisse prévue des tarifs en 2026.
Selon Artemis, le taux global du marché de la réassurance pour les catastrophes immobilières a baissé de 12 % lors des renouvellements du 1er janvier 2026, un premier recul à deux chiffres depuis 2015. Les placements par risque ont connu une baisse allant jusqu’à 15 % selon les régions. Cependant, les analystes de J.P. Morgan soulignent que ces baisses ne reflètent pas entièrement la situation actuelle : malgré une hausse modeste des prix par rapport à 2022, l’augmentation des points d’attachement a permis aux réassureurs de mieux absorber les pertes liées aux catastrophes.
« Les points d’attachement ont résisté lors des renouvellements, ce qui constitue la seule lumière dans cette situation », expliquent-ils. Bien que les prix soient en baisse par rapport à 2025 et 2026, ils restent supérieurs aux niveaux observés avant le pic de 2023, garantissant une rentabilité suffisante pour les acteurs du secteur. Les experts concluent que, même si la dynamique du marché n’a pas retrouvé l’intensité des années précédentes, les conditions actuelles restent favorables pour les réassureurs.