L’entreprise Verisk a révélé que les dommages causés par la tempête hivernale Fern pourraient atteindre 4 milliards de dollars, selon une estimation préliminaire. Ce chiffre s’inscrit comme le deuxième rapport publié par un spécialiste de modélisation des risques catastrophiques aux États-Unis, mettant en lumière les conséquences financières liées à cette dévastation.
Selon Verisk, les impacts liés au gel représentent la principale source de pertes pour l’industrie assurancière, tandis que les vents et la neige contribuent de manière secondaire. Les données initiales de leur modèle mis à jour sur les tempêtes hivernales indiquent que 14 États, s’étendant du Texas au Massachusetts, pourraient subir des pertes supérieures à 50 millions de dollars chacun. Si ces prévisions se confirment, Fern pourrait figurer parmi les trois tempêtes hivernales les plus coûteuses de l’histoire américaine, derrière Winter Storm Elliott (2022) et Winter Storm Uri (2021).
Les estimations de Verisk, bien que plus modérées que celles d’autres firmes comme Karen Clark & Company (KCC), qui avaient évoqué des pertes de 6,7 milliards de dollars, semblent plus fiables. Les experts soulignent que l’ampleur totale des dégâts reste difficile à évaluer en raison de la complexité des événements liés au gel.
Par ailleurs, d’autres acteurs du secteur, comme Aon, ont également annoncé des pertes supérieures à un milliard de dollars pour le marché assurantiel. Des analyses antérieures avaient également alerté sur les risques d’érosion progressive des limites globales dans certains obligations catastrophiques en raison de ces conditions extrêmes.