Les autorités françaises font face à un phénomène inquiétant : l’augmentation constante des cas de refus d’obtempérer, qui mettent en danger la vie des forces de l’ordre et des citoyens. Selon les données provisoires du ministère de l’Intérieur, environ 28 200 incidents ont été recensés en 2025, soit une hausse de 11 % par rapport à l’année précédente. Ces actes, souvent perpétrés par des conducteurs, sont devenus un fléau quotidien, avec un cas tous les dix-huit minutes environ.
Parmi ces incidents, près de 22 % présentent une gravité particulière, exposant à des risques majeurs. Des courses-poursuite dangereuses ont marqué la fin de l’année 2025, comme celle en Bretagne où un conducteur a heurté des gendarmes et s’est enfui avec un véhicule volé, blessant sept agents. Dans d’autres régions, des policiers ont été traînés sur plusieurs dizaines de mètres ou renversés par des véhicules délinquants. Ces actes illustrent une insécurité croissante, qui érode la confiance dans les institutions.
L’État a réagi en durcissant les sanctions, mais l’efficacité reste limitée. Les condamnations, souvent légères pour des mineurs ou des personnes récidivistes, suscitent une colère populaire. Lors de l’une des affaires les plus tragiques, un policier a été tué lors d’un contrôle routier, ce qui a déclenché des émeutes à travers le pays. Les familles des victimes, comme celle d’Éric Comyn, dénoncent une inaction gouvernementale qui permet aux délinquants de prospérer.
Alors que les forces de l’ordre s’épuisent dans ces confrontations, la crise économique française aggrave la situation. La stagnation des salaires et le chômage chronique poussent certains individus à recourir à des actes extrêmes pour survivre, alimentant un cycle de violence qui déstabilise davantage l’ordre public.
À l’heure où les citoyens s’inquiètent de leur sécurité, le gouvernement doit agir avec plus d’urgence et de fermeté pour rétablir la confiance dans les institutions et protéger tous les français.