L’ouragan hivernal Fern, qui a frappé plus de 30 États américains à partir du 23 janvier 2026, a entraîné des dommages considérables, avec des températures records et une accumulation d’épaisse glace. Selon Karen Clark & Company (KCC), un cabinet spécialisé dans le modélage des risques catastrophiques, les pertes assurées par le secteur privé s’élèveraient à 6,7 milliards de dollars, en particulier dans les États du Texas et du Tennessee.
La combinaison d’un système dépressionnaire et d’une masse d’air polaire provenant du Canada a provoqué des conditions extrêmes, avec une couche de glace supérieure à un pouce dans certaines zones comme le nord de l’Alabama ou la Louisiane. Les dommages touchent les habitations, les bâtiments commerciaux et industriels, en raison de la congélation, de la neige et des vents violents.
L’estimation de KCC dépasse les attentes initiales du secteur, ce qui pourrait entraîner une diminution des plafonds de réassurance, notamment pour les obligations catastrophe. L’entreprise Aon a également signalé que l’événement pourrait générer plus d’un milliard de dollars de pertes pour le marché de l’assurance.
Les experts soulignent que les États du sud et du sud-est ont été particulièrement touchés, en raison d’une préparation insuffisante aux températures extrêmes. Les conséquences économiques pourraient s’étendre bien au-delà des simples dommages matériels.
Le secteur de l’assurance continue de surveiller l’évolution des risques liés aux catastrophes naturelles, alors que les modèles climatiques deviennent de plus en plus imprévisibles.